Cadre protecteur chez le zèbre / Défi confinement J7 !

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Bonjour ou bonsoir les zèbres ! Septième jour de confinement face au coronavirus Covid-19. C’est le bon moment pour aborder le besoin de cadre protecteur chez le zèbre. Je voulais parler de la routine chez le zèbre et finalement mon article a dévié vers le besoin de cadre protecteur chez le zèbre. J’ai eu besoin d’un cadre protecteur paternaliste pendant quarante ans et j’apprends désormais à construire mon propre cadre aidant à mon épanouissement. Je ne m’attends jamais à ce que j’écris et je découvre aujourd’hui à propos de moi des choses très intéressantes qui pourraient désormais m’aider. Cela est possible grâce au pouvoir de l’écriture.

Temps de lecture estimé : de 4 à 8 minutes.

La routine et le zèbre font mauvais ménage !

Etant très changeant comme je l’ai écrit dans mon article récent sur l’inconstance du zèbre j’ai des difficultés à supporter la routine, la répétition. Bien que j’aie mes petites et grandes habitudes. La routine et le zèbre font mauvais ménage. Tous deux sont en opposition. Je le vois bien quand je prends un nouvel emploi ou quand je rencontre une nouvelle personne. Au début, je m’investis beaucoup et même trop. Ensuite je commence à m’ennuyer et ressens le besoin de faire autre chose. De prendre du recul, trouver un autre emploi ou voir d’autres personnes. Des nouvelles de préférence. Et ainsi de suite. J’en ai grand besoin. Si je ne peux pas faire autrement, je peux devenir infernal. Même si au bout de plusieurs décennies, je trouve fatigante cette façon de vivre.

Je m’intéresse aux petites routines !

Ayant été au total huit années à mon compte, j’ai quand même essayé de m’intéresser aux routines quotidiennes. Pour m’aider à me focaliser sur mon travail et me donner un bon rythme de production. Parce que je suis très organisé et recherche l’efficacité. J’ai pourtant une fâcheuse tendance à la procrastination et à la dispersion du zèbre. J’en ai eu connaissance en regardant sur Youtube des vidéos de personnes que je trouve intéressantes. Elles travaillent aussi à leur compte. Au départ, je trouvais cela bête comme sujet de vidéo. Mais je comprends maintenant les enjeux, étant un travailleur indépendant et sujet à des oscillations émotionnelles. Je pense avoir besoin de retrouver un cadre m’aidant à tenir un cap dans ma solitude d’autoentrepreneur et d’artiste peintre.

Recherche de routine et caractère changeant !

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi j’ai peur du changement alors que je m’en sors toujours bien dans les périodes de changement. Je suis capable de changer très facilement. Et je suis très changeant d’après ce que dit mon entourage. Je ne comprends pas non plus pourquoi à la fois je fuis la routine et j’ai peur du changement. Fuir la routine est pourtant une volonté de changement. J’ai à la fois besoin de stabilité, de cadre, et de liberté, de changement. C’est très subtil à distinguer et incompréhensible pour plein de gens. Je donne l’impression de vivre dans la contradiction.

Ma peur du changement !

Je comprends pourquoi j’ai peur du changement. Entre autres parce que dès lors que j’ai une nouvelle information importante, je ne peux m’empêcher d’y penser de plusieurs manières. L’impact sur moi et les autres, ce qui va m’arriver, ce qui va changer dans ma vie et ce que je vais devoir moi-même changer. Ce que je dois faire et ne pas faire, ma façon de me comporter, de réagir. Et surtout, je pense que je vais devoir faire des efforts. Alors que je venais juste de me sortir d’une situation, de trouver un équilibre. Je dramatisais les situations, mon coeur et mon cerveau s’emballaient. J’éprouvais beaucoup d’émotions à la fois. Colère, dépit, déception, tristesse, abattement, désespoir. J’étais en panique et perdu. Je me faisais souvent une montagne de pas grand-chose, après réflexion. C’est pour cela que j’avais besoin d’un cadre protecteur voire même paternaliste qui pouvait me protéger.

Une histoire de cadre, d’environnement !

En ce moment, je pense que le cadre dont j’ai besoin est celui que je me crée. Il constitue ma liberté. J’ai du mal à souscrire au cadre qu’on m’impose. Surtout si je le trouve injuste, tyrannique ou insensé, illogique. En même temps, j’ai aussi mes habitudes qui forment une partie de mon propre cadre. Est-ce jouer sur les mots ? Je m’embrouille en pesant le pour et le contre. Moi qui pensais écrire un article sur la routine, mon sujet diverge vers le cadre. Normal je suis artiste peintre 😉

Mon rapport au cadre, deux grandes périodes !

Je peux distinguer deux grandes périodes dans ma vie par rapport à ma peur du changement et à mon besoin de cadre protecteur extérieur. La première période a duré de ma naissance jusqu’au début de ma quarantaine. Non pas dans le sens de “mise en quarantaine” mais plutôt entre mes 40 et 43 ans. Cela a été progressif. Je ne peux pas donner de date précise. Je me considère en ce moment dans ma deuxième période depuis trois à quatre ans. J’ai 45 ans et quatre mois.

Première période, besoin d’un cadre protecteur !

On va dire que pendant mes quarante premières années, j’avais besoin d’un cadre extérieur rassurant, protecteur voire paternaliste. Cela me fait quelque chose de le dire. Je trouvais mon cadre avec mes parents et mes professeurs. Ce qui est habituel jusque-là. Une fois adulte, mon besoin a perduré. Et je l’ai trouvé avec des professeurs de mon école d’architecture et mon patron architecte chez qui je suis resté huit ans. J’observe aussi que j’ai pendant cette période toujours cherché ce cadre paternaliste auprès de mes amants. J’avais besoin d’un homme avec du charisme. Mais je finissais par rejeter la relation. Au moment où j’écris cela, je vois le lien avec ma dépendance affective et peut-être mon homosexualité. Ça m’est difficile de me l’avouer. Je m’en défends généralement car je ne veux pas rentrer dans ce genre de considération.

L’effondrement de mon cadre protecteur !

Fin 2008, j’ai eu un problème avec mon patron. J’étais dans une phase de remise en question du cadre paternaliste qu’il m’offrait. J’ai démissionné pour évoluer chez un autre architecte aussi paternaliste. Mais sous une autre forme plus libérale, encourageante, autonomisante. Etait-ce encore du paternalisme ? J’ai été licencié car l’agence a été rachetée par une agence plus importante. Et j’ai profité du chômage pour créer ma propre agence d’architecture. Je me rends compte seulement maintenant que je n’avais plus de cadre rassurant. Dès lors, beaucoup de choses ont basculé dans ma vie. J’ai été confronté à la procrastination du zèbre, mes oscillations émotionnelles, ma dépendance affective et sexuelle. Et bien plus encore.

Ma vie sans cadre protecteur !

Début 2009, j’étais à la fois fier d’être enfin architecte et non plus dessinateur ou projeteur chez un autre architecte. Et dubitatif sur mon statut. Je ne me sentais pas légitime et je ressentais intérieurement être un imposteur. Pourtant, nous avons tous le droit d’apprendre et j’ai vraiment appris le métier d’architecte pendant ces cinq années à mon compte. Bien plus que dans l’agence où j’ai été enfermé dans un bureau devant mon ordinateur durant huit ans. Mais j’accepte cela car j’y ai aussi appris beaucoup de choses en informatique. Je regrette juste d’avoir eu peur de voler de mes propres ailes plus tôt. J’ai l’impression d’avoir perdu du temps, de ne pas avoir vécu, de n’avoir pas été heureux.

Tentative de reconstruction d’un cadre !

J’ai tenu cinq ans comme architecte libéral. J’ai assez mal vécu cette période. C’était trop de stress, de données inconnues, de possibilités, de distractions, de problèmes. J’ai essayé de me tenir à un rythme et à une rigueur de travail. Ainsi que dans ma vie de couple et personnelle. Je menais parallèlement une vie spirituelle et ésotérique en m’ouvrant aux nouveaux courants holistiques. Malgré la difficulté, je vois que j’ai passé de merveilleux moments avec l’homme avec qui j’ai vécu ces découvertes et traversé les moments pénibles. J’ai élargi mon champ de conscience et de connaissances. Je me suis ouvert à moi et aux autres.

Retour au cadre protecteur !

J’ai craqué au bout de cinq ans et ai repris un emploi de vendeur pour être à nouveau dans un cadre fort et rassurant. Je n’avais qu’à obéir aux ordres et percevoir mon salaire. Un salaire bien mérité étant donné ma façon de m’investir. Une paie aussi bienvenue suite à cinq années financièrement serrées. J’ai calculé que j’avais travaillé pour trois euros de l’heure sur un projet et chantier. Je prenais trop au sérieux mon travail d’archi et m’investissais trop. Je suis resté quatre ans dans cette chaîne de magasin bio. Gravissant les échelons jusqu’à celui de responsable de magasin, ce qui a conforté mon estime de moi. Mais j’ai fini par étouffer dans ce cadre que je ne voyais plus aussi bienveillant et salvateur qu’au début. J’ai été licencié après avoir commencé à faire un burn out. Voilà où prend fin ma recherche d’un cadre protecteur extérieur.

Mon recherche de cadre protecteur en amour !

C’est dans ma vie sentimentale que ma recherche de ce cadre protecteur a fait le plus de dégâts. J’ai enchaîné pendant des années les relations. Et même quand j’étais en relation avec quelqu’un, je n’étais jamais sûr. Je pouvais tomber amoureux et avoir le coup de foudre pour de parfaits inconnus. C’est le problème de ma dépendance affective. Ce qui a fait souffrir beaucoup. Je devrais plutôt dire que mon comportement a fait souffrir. Ou encore mieux, j’ai fait souffrir. Et je m’en suis voulu. J’ai ressenti de la culpabilité et me sentais perdu à chaque rupture. Le pire est que je crois encore au Prince Charmant, à l’Amour.

Seconde période, construction de mon propre cadre protecteur !

Je cherche à construire mon propre cadre et désire rester le plus indépendant possible. Etant conscient de ma dépendance affective et de mon envie d’être en couplé, je me refuse à retomber dans les mêmes pièges qu’avant. En cherchant un homme charismatique et paternaliste au profil de sauveur. Je préférerais une relation basée sur l’autonomie de chacun, une bienveillance distante et encourageante. Professionnellement, je préfère travailler pour moi. J’ai tellement d’idées à donner, à partager que j’exploserais de ne pouvoir le faire en travaillant dans une entreprise. J’ai maintenant l’esprit indépendant et autonome, la confiance en moi et les compétences nécessaires pour être créateur de mes entreprises. Je l’espère.

Mon relatif propre cadre protecteur !

Je me rends compte qu’en acceptant les indemnités de chômage pendant deux années et l’aide après le chômage, je reste dépendant des aides de l’Etat. Même si ces revenus sont minimaux, ils demeurent bienvenus et m’offrent un cadre protecteur. J’ai quelques revenus de la vente de mes dessins depuis un an. Si je ne faisais pas de récup de nourriture gratuite en étant freegan,si je n’avais restreint mes dépenses au minimum, et si je n’avais pas mis d’économies de côté, je ne me serais pas senti à l’aise dans ma situation actuelle. Curieusement, je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma peau et heureux tout en ayant aussi peu de revenus. Je n’ai même pas l’impression de me priver. J’ai beaucoup de chances de vivre en France et de pouvoir bénéficier d’autant d’aides. J’ai confiance en mon avenir et peux travailler et développer sereinement mes projets professionnels.

Du cadre protecteur à la routine !

 Après avoir parlé de cadre protecteur, je pense enfin pouvoir parler de routine, mon sujet de départ. Peut-être dans mon article de demain. Les routines sont censées offrir un cadre aidant. Je veux trouver mes propres routines pour construire mon propre cadre à la fois protecteur, aidant et épanouissant dans ma vie personnelle et professionnelle.

Quel sera mon cadre dans le futur ?

Je ne pense pas être arrivé au bout de ma quête, de mes peines, de ma vie. L’essentiel est que je me sente bien en ce moment même pendant que je suis seul. Peut-être vivrai-je une troisième grande période par rapport au cadre ? Et constatera-je que la deuxième période, dont je viens de parler ci-dessus, n’était qu’une transition. Je le pressens un peu. Cela me vient de mon intuition de zèbre.

Je m’appelle Raphaël. Surdoué non testé, j’enquête à propos de la surdouance tout en étant mon propre sujet d’étude. Je veux comprendre et m’épanouir. Merci de partager cet article et de vous abonner à mon blog. Excellente journée ou nuit. Take care. A demain pour le jour 8 de mon défi confinement d’un zèbre. I love you all.

Alors surdoué-e ou pas surdoué-e ?

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Author: Raphael

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