Défi J87/100 L’anticonformisme du surdoué !

Conformisme des normo-pensants et anticonformisme des surdoués

Temps de lecture estimé : 4 à 7 minutes.

Après avoir préalablement écrit hier un article sur le changement, je vais enfin pouvoir écrire mon article sur l’anticonformisme du surdoué. A mettre évidemment en parallèle avec le conformisme des normo-pensants. Pas évident pour les zèbres de se retrouver confrontés au monde entier conformiste. Comment vivre, se sentir bien et s’épanouir dans un tel monde ? Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je partage sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie en mieux.

 

D’où m’est venue l’idée d’un article sur l’anticonformisme du surdoué ?

Avant-hier, je suis allé rendre visite à ma grand-mère à vélo, 15 km en 1h au lieu de 1h30 en bus. Puis je suis passé voir mes parents, 5 km en 30 minutes. Et je suis rentré chez moi, 10 km en 1h. Mais ce n’est pas le plus important. J’ai plutôt envie de vous partager mon sentiment d’anticonformisme du surdoué. Comment, chaque fois que je suis avec ma famille, je suis confronté à leur conformisme. C’est exactement ce que j’ai vécu avec mes parents. Pendant tout le trajet du retour chez moi à vélo, soit pendant une heure, j’ai ressassé tout cela dans tous les sens. Je ne me sentais pas bien. Je me cherchais des justifications, des bonnes raisons. Et je me suis senti mieux quand je me suis dit que ça touchait quelque chose de primordial chez moi, l’anticonformisme du surdoué.

Le conformisme des autres !

Chez mes parents, j’étais face à leur désir de me voir faire comme tout le monde. Avoir un travail normal de salarié, en contrat à durée indéterminé, être en couple, avoir une vie de famille, aller les voir régulièrement. Et ça peut aller loin comme ça, car tout ce que je fais est à l’opposé de leur modèle, de leur monde. Je n’ai pas de télévision et ils me disent chaque fois, que c’est bien d’en avoir une quand même. Ne voulant plus de voiture et ils me disent qu’on ne peut pas s’en passer. Je n’ai ni four, ni plaques de cuisson, ni four à micro-ondes et ils me disent que c’est quand même bien pratique.

En fait ils justifient eux-mêmes leurs non choix !

Pour moi faire comme tout le monde est un non choix. C’est facile, on ne se pose pas de questions, on ne cherche pas à savoir ce qui est réellement bon ou mauvais pour soi. On prend pour argent comptant ce que les autres ont décidé pour soi.

Conformisme des normo-pensants contre anticonformisme du surdoué !

Quand je vois mes parents, ils me demandent si tout cela ne me manque pas. C’est surtout mon père, ma mère m’en parle moins. Elle a tendance à être de mon côté, à me défendre quand mon père me taquine de cette façon là. Si je n’ai pas de voiture, je devrais prendre le bus et ne pas faire de vélo, car trop dangereux. Et pourquoi je ne porte pas de casque en vélo ? Non je ne veux pas être chauve dans 5 ans. Pourquoi je n’écoute donc pas les informations ? Je devrais être au courant de ce qui se passe dans le monde. Et mon mode alimentaire sans gluten, sans produits laitiers, sans sucre, sans sel et presque sans viande. En plus je ne bois pas de café après le repas. J’ai 43 ans et mon père continue en rigolant à me demander si je veux un café …

La confrontation cordiale !

Heureusement, nous ne nous disputons pas, ce sont des phrases par-ci par-là, comme une tentative obsédante de me ramener dans le droit chemin, à faire comme tout le monde, comme eux. Il pensent peut-être qu’ils vont y arriver au bout d’un certain temps.

Il ne veulent pas me voir tel que je suis !

Mon père fait comme s’il ne me connaissait pas. Pourtant depuis le temps, il devrait bien me connaître. J’ai l’impression qu’il ne veut pas admettre mes choix qui par hasard sont à l’opposé de ses choix. Ce n’est pourtant pas contre mes parents que j’ai décidé de faire ces choix. Peut-être croit-il avoir échoué mon éducation et se sent-il le devoir de réparer ses erreurs ?

La vision des autres à court terme !

Moi, je fais les choses d’une certaine façon parce que je remets en question ce qu’on me propose et que j’accorde de l’importance (peut-être trop) à des choses qui n’en ont aucune pour les autres. Ce que j’estime être pour eux, des bénéfices secondaires auxquels ils ne sont pas prêts à lâcher. C’est pour ça qu’il est pour eux très difficile de changer et, comparativement à eux, d’autant plus facile pour moi de changer ce qui ne me convient pas.

Ma vision à long terme !

Moi, je ne vois pas les bénéfices secondaires à court terme, comme le plaisir, le gain immédiat, le goût, les loisirs, les divertissements … Mais je vois plutôt les vrais bénéfices que je peux en retirer sur le moyen et le long terme. J’ai pour habitude de me projeter loin dans mon avenir. Et faire des choix en fonction de ce que j’ai décidé pour moi, pour mon avenir, c’est ce qui fait ma force.

La souplesse malgré mon anticonformisme du surdoué !

Vu de l’extérieur, on peut croire que je résiste. Oui pendant un temps j’ai dû résister. Mais maintenant tout me semble normal et naturel pour moi. D’après moi, ce sont les autres qui ont un comportement de dépendance vis-à-vis de toutes ces choses que je tiens à distance de moi. Car je pense que ces choses ne sont pas de mon côté, je sais qu’elles jouent contre moi. Malgré mon mode alimentaire spécial, je mange de tout sans rouspéter quand je suis invité. Je regarde de temps en temps la télévision avec ma grand-mère car je sais que ça lui fait plaisir. Il y a une époque où je voulais changer les autres en leur parlant de ma façon de voir les choses. Je ne le fais plus.

L’anticonformisme du surdoué attaqué !

Je peux le prendre comme des attaques ou laisser couler. Parfois, quand je ne suis pas en forme, je trouve ces attaques assez pénibles à entendre. Cela touche mon intégrité, mon identité. Et je perds de l’énergie en y pensant longtemps après les attaques. Bien souvent, les autres n’y pensent plus depuis tout aussi longtemps.

 

Mon anticonformisme du surdoué !

En effet, en y regardant bien, je ne fais pas grand chose comme tout le monde, dans bien des domaines je suis à l’opposé, au point d’être pris pour quelqu’un qui se met volontairement à part, qui ne veut pas s’intégrer. Alors on me juge à mes choix, à ce que je fais et ne fais pas. Bien souvent, j’ai l’impression d’être un extra-terrestre, que je viens d’une autre planète. Dans un groupe, je suis souvent celui qui est différent et qui agit et pense différemment.

L’anticonformisme du surdoué apprécié !

Pourtant, les autres sont bien contents que je ne les juge pas grâce à mon côté anticonformiste, je ne suis pas dérangé par leurs petits écarts ou excentricités. Au contraire je les encourage. Attention pas n’importe quoi bien sûr, je vois venir certains conformistes.

Les autres se font du souci et veulent notre bien !

Je sais que tout ce que veulent mes parents, c’est que je sois bien, que je n’aie pas de problèmes, que j’aie une bonne vie. C’est pour mon bien qu’ils font ça, comme tous les parents. Mais c’est lourd et à me demander si je suis vraiment aimé tel que je suis ou si on m’aime seulement à condition que je sois comme on me le demande. Ça part d’un bon sentiment.

Conformisme des normo-pensants et anticonformisme des surdoués
Conformisme des normo-pensants et anticonformisme des surdoués !

Un peu d’humour noir et blanc de zèbre !

Si je suis conformiste … !

Je reste en couple et en famille, je trouve un emploi normal dans une entreprise, je m’achète une voiture, je mange de tout comme tout le monde et aux heures normales des repas. Je pars en vacances à la mer et à la montagne. Si je me conforme, je bois du café et de l’alcool, du vin et de la bière, je mange gras sucré et salé. Après le travail, je rentre chez moi, j’arrête la peinture et je me mets au football. Je jette tous mes vêtements colorés et je me rachète des costumes gris et des chemises bleu ciel. Ou encore des jeans et des chemises larges. Et puis forcément, je fume et je raconte des blagues cochonnes et sexistes.

Et ensuite je deviens … !

Gros et gras, j’ai de la couperose sur le visage et j’ai des points noirs. Je perds mes cheveux mais je m’en fous. Puis je m’alcoolise parce que je m’ennuie et que ma vie n’a pas de sens. Mais je me réconforte en mangeant des choses sucrées et grasses. Je bois ou me drogue avec des médicaments car ma santé est mauvaise, je me sens quand même bien dans mon petit confort. Si tout va bien, j’aurai pris les fameux kilos qui me manquent, mais malheureusement pas au bon endroit.

Dans le meilleur des cas, je … !

Et encore si tout va bien, je n’attraperai pas de cancer dès que je serai à la retraite. Je me serai bien abruti avec la télévision. Mon moral sera au plus bas grâce à ma dose de mauvaises informations matin, midi et soir. Mais toujours rien de grave. Car j’ai ma bouteille cachée dans un placard et je m’empiffre de sucreries sous prétexte que le chocolat est bon pour la santé. Et puis comme je suis gros et chauve, la personne avec qui je vis me quitte. Et là je tombe en dépression, revenu au point de départ, incapable de reconstruire mon avenir. Autant le faire maintenant.

 

Anticonformisme du surdoué et conformisme du normo-pensant, main dans la main !

Quelle ironie ! Mon coup de gueule contre le conformisme. Ça fait du bien de l’écrire. Je pense tout de même qu’il y a une grande part de vérité dans tout ça. L’anticonformisme du surdoué n’est que la conséquence de ce que le zèbre est naturellement comparé aux autres. Il ne le fait pas exprès, tout comme les autres ne font pas forcément exprès d’être conformistes. Même si certains en jouent, quel que soit le camp dans lequel ils sont. L’anticonformisme du surdoué existe parce que le conformisme des non-surdoués est.

Deux mondes qui ne se connaissent pas !

Encore deux mondes différents qui se côtoient, qui se jaugent et se jugent. Pourtant ces deux mondes ont besoin l’un de l’autre. C’est grâce à l’anticonformisme et aux surdoués que le monde avance, inventions, révolutions, découvertes. Et c’est aussi grâce au conformisme que la société existe, se pérennise, se construit. Tout cela n’est pas aussi dichotomique bien sûr. Apprenons à nous connaître les uns les autres, à nous respecter et à vivre et travailler ensemble.

 

Etes-vous conformiste ou anticonformiste ?

Peut-être êtes-vous un surdoué conformiste comme je l’étais quand j’étais jeune adulte, voulant m’intégrer au mieux dans la société et me faire accepter, mais malheureux. Ou alors un surdoué anticonformiste, artiste, touche-à-tout, libéré, épanoui dans le meilleur des cas. Je plaisante, est-ce que la vie est aussi tranchée, aussi simple ? Oui et non. Bon en tout cas, j’espère que vous allez bien et que vous arrivez à tenir bon votre position face aux autres.

Je vous souhaite une journée splendide à jouer au jeu de la vie, votre plus grand rôle, Vous ! Et je vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

Cliquez ici pour voir l’article précédent.

Cliquez là pour lire l’article suivant.

 

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    2
    Partages
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  

Author: Raphael

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.