Défi J95/100 L’égocentrisme et l’altruisme du surdoué !

La journée de la Terre. L’égocentrisme et l’altruisme du surdoué

Temps de lecture estimé : 5 à 8 minutes.

Compte à rebours de la fin de mon défi : Plus que 6 articles à écrire soit une semaine.

L’article d’aujourd’hui portera sur l’égocentrisme et l’altruisme du surdoué. Où se trouve le juste milieu ? Entre prendre du temps pour soi et s’occuper des problèmes du monde entier. Comment auparavant je donnais beaucoup de mon temps dans des associations, sans prendre soin de moi. Et comment je réfléchis maintenant davantage avant de m’engager pour une cause, me consacrant à mieux me connaître. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je partage sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie, en mieux.

 

Pourquoi un article sur l’égocentrisme et l’altruisme du surdoué ?

Il y a quelques jours, j’ai rencontré à un meet-up dans l’audio-visuel sur Lyon, Vincent Verzat, qui tient le VLOG “Partager c’est sympa. Un VLOG est la version vidéo d’un BLOG, qui est un site avec des articles réguliers comme un journal. Je suis donc allé voir ses vidéos sur sa chaîne YouTube et depuis, je les regarde les unes après les autres. Il est sur un défi depuis un an, produire une vidéo par semaine sur le thème des “gens qui se bougent pour un monde plus juste et plus durable”. Je trouve ce qu’il fait hallucinant, allez voir. Il montre les initiatives citoyennes des personnes qui se bougent dans ces domaines partout dans le monde. Donc je voudrais parler de l’égocentrisme et de l’altruisme du surdoué, mais de l’altruisme au sens très large, tourné vers l’humanité plutôt que vers quelques humains.

Le surdoué vit dans les paradoxes, entre égocentrisme et altruisme du surdoué !

Ce qu’il y a de paradoxal chez le zèbre, sachant qu’il est capable de beaucoup de paradoxes, c’est de voir combien il est à la fois égocentré et tourné vers le monde extérieur. Cela se vérifie dans les remarques que fait son entourage. Je l’ai lu et entendu de nombreuses fois, à mon propos et à celui d’autres surdoués. Des réflexions comme “tu ne penses qu’à toi”, “quel égoïste”. Alors que bien souvent le zèbre rend des services aux autres, a des actions dans des associations. Est à l’écoute des autres, pense aux autres de multiples manières. Au point de s’oublier lui-même.

 

Les causes justes touchent ma fibre de surdoué hypersensible et lucide !

Un monde plus juste et plus durable est quelque chose qui m’a toujours touché au fond de moi. Quand je vois des initiatives qui dépassent l’ego humain au profit de l’humanité et de l’environnement, une cause plus grande que l’individualité, je me sens happé. Tout mon être réagit, mon corps, mon âme, mon coeur, mon ventre, mon cerveau. Je comprends tout, je saisis les enjeux et je suis très empathique. J’ai envie de participer, de me dévouer à des causes.

Moi et l’alimentation biologique et plus saine !

A partir de 2003, je me suis intéressé à l’alimentation biologique et plus saine pour le corps humain. Et par là-même à l’agriculture biologique, la permaculture. Je ne vais pas rentrer dans les détails de tout ce que j’ai étudié parfois à fond et mis en application, ce serait trop long. Mais je l’ai fait à mon niveau dans des livres et sites Internet par curiosité, par intérêt pour moi-même, par civisme. Peut-être aussi par perfectionnisme, “jusqu’au boutisme” et par rigidité personnelle. Je voulais savoir ce que je pouvais faire de mieux pour participer moi aussi à un meilleur équilibre du vivant et réduire mon impact sur la planète Terre. J’avais une conviction profonde et je ressentais un lien très puissant entre moi et la nature qui m’hébergeait.

Moi et la construction écologique durable !

A partir de 2007, je me suis passionné pour la construction écologique et durable, ainsi que pour l’environnement. Étant architecte et ayant aussi une activité en urbanisme et en aménagement urbain dans l’agence où je travaillais et ensuite à mon propre compte. Je me rappelle avoir ressenti un émerveillement à découvrir tout ce qui se faisait de sain pour la santé de l’homme et de la nature. Des villages écologiques, des maisons en matériaux naturels (terre, paille, bois …), que j’ai visités en Europe. Avec ou sans technologie avancée. J’étais comme un enfant précoce, je dévorais toute cette information. Pendant cinq ans, j’ai oeuvré bénévolement dans trois associations lyonnaises autour de l’habitat écologique. C’était aussi pour faire mon réseau et trouver des clients.

Moi et le mouvement de la décroissance !

Je suis même allé jusqu’à adopter un comportement de personne inscrite dans le mouvement de la décroissance. Je ne sais pas si vous connaissez le principe. Nous vivons dans une société de consommation qui invite à consommer toujours plus. Nous sommes inscrits dans un cercle vicieux, la publicité et les soldes nous font acheter toujours plus et des choses dont nous n’avons pas besoin. Nous faisons appel au crédit pour bénéficier de tous ces biens dont l’obsolescence est programmée pour les renouveler sans fin. C’est en cela que nous sommes pris dans une spirale infernale non vertueuse mais plutôt tueuse.

 

Ce que j’ai remarqué chez les zèbres !

Ayant rencontré beaucoup de surdoués, je sais que tous n’ont pas la fibre écologique, ne sont pas sensibilisés. Je ne les blâme pas, les zèbres s’intéressent à tellement de choses qu’ils ne peuvent pas exceller dans tous les domaines. Mais certains qui se sentent concernés sont très déterminés, revoient leurs comportements un à un dans leur vie.

Ce que j’ai remarqué chez les non surdoués de mon entourage !

Quand je vois comment les gens se comportent en ville, je me dis qu’on est à la préhistoire de l’écologie. Je ne suis pas sûr qu’ils savent ce que c’est au juste et comment ça se met en pratique. Voilà les impressions que j’ai. Il y a les personnes qui suivent le mouvement parce qu’il faut le faire. Mais elles ne sont pas proactives, elles peuvent faire n’importe comment. C’est ainsi que j’en vois qui veulent bien faire et qui mettent tous leurs déchets dans la poubelle du tri sélectif. Elles croient que ça se fait tout seul. Le problème est qu’en agissant ainsi, elles rendent non recyclables les papiers et les cartons souillés de graisse et d’autres produits. D’autres vont trier correctement mais utilisent leur voiture pour quelques kilomètres. Au lieu de prendre les transports en commun ou le vélo, meilleur pour la santé et l’environnement.

Ca m’horripile !

Je suis horrifié de voir combien les gens en général ne pensent qu’à eux-mêmes sans penser aux autres ou à leur environnement. Je vois tous les jours des personnes jeter par terre, là où elles sont, sans chercher de poubelles, des papiers, des bouteilles vides, des encombrants. Je me rappelle avoir entendu dire un ami qui agissait ainsi, “il y a des gens pour ramasser”. Il n’y a rien de mal à penser à soi, au contraire. Mais je pense que cela n’est sain et équilibré qu’à partir du moment où l’on s’intéresse aux autres et à l’environnement dans lequel on vit. Cela forme un tout, l’un sans l’autre est déconnecté de soi ou des autres. Entre Mère Teresa et les Bidochon, il y a un juste milieu.

 

Ce qui pousse à l’altruisme du surdoué !

Le perfectionnisme au service de l’altruisme du surdoué !

Je pense que le perfectionnisme des personnes à haut-potentiel les poussent à aller au bout de leur démarches pour vivre pleinement en accord avec leurs valeurs. Vouloir bien faire les choses, faire de son mieux. S’ils y croient vraiment, ils ne se contenteront pas de faire les choses à moitié. Je me connais et j’en connais aussi d’autres. Ça va jusqu’à revoir les gestes quotidiens les plus simples, comme choisir une brosse à dents écologique et durable, faire soi-même sa pâte dentifrice.

La curiosité au service de l’altruisme du surdoué !

Je l’ai déjà abordé plus haut, les surdoués adorent découvrir de nouvelles choses, plonger dans un nouvel univers. C’est leur curiosité qui les aide à apprendre à faire autrement, les motive, les passionne.

La remise en question continuelle au service de l’altruisme du surdoué !

Et pourquoi le zèbre aime-t-il faire autrement ? Il est toujours en recherche de nouvelles solutions pour faire mieux, progresser. Et comme il aime apprendre de nouvelles choses, il est aussi intéressé pour les mettre en application. Bon, il y a quand même beaucoup de déchets. Il ne met pas tout ce qu’il apprend en pratique. Mais dans l’ensemble il arrive à toujours être en évolution constante, en mouvement.

 

Du côté de l’égocentrisme du surdoué !

L’égocentrisme pour ou contre l’altruisme du surdoué ?

Pour trouver un véritable équilibre, le zèbre a besoin des deux. Se centrer sur lui l’aidera à se connaître, savoir ce qu’il veut et qu’il est prêt à faire. Trop se centrer sur lui l’empêchera de se connecter aux autres et à son environnement. En effet, mais c’est valable pour tout le monde je crois, avant d’aider les autres, il faut s’aider soi-même. C’est donc en se connaissant mieux qu’il pourra aider les autres de la meilleure façon possible. Sans attentes en retour. Donc il faut une certaine dose d’égocentrisme. J’entends par là, penser à soi, prendre soin de soi, savoir dire non, pour proposer de façon équilibrée pour soi, de l’aide aux autres. S’oublier soi-même, faire passer les autres avant soi, toujours dire oui, risque de nous dévitaliser, nous épuiser.

Je limite mon altruisme du surdoué !

Quand je vois des personnes et des actions telles que le vlogueur Vincent Verzat et son vlog “Partager c’est sympa”, j’ai envie de m’engager dans des actions écologiques, humanitaires. Il sait communiquer son énergie et la mettre au service de grandes causes. Mais si je regarde bien la mission que je me suis fixée, la place que j’ai voulu prendre dans la société, je me dis que je n’ai pas le temps. Je ferai le minimum que tout le monde devrait faire, suivre les recommandations. Alors qu’avant je me serais investi volontiers.

Je m’économise !

Aujourd’hui, je me connais mieux. Je sais que les choses ne s’improvisent pas et que je ne peux pas devenir ceci ou cela du jour au lendemain. Avant d’y arriver, je risque de me décourager face à la masse de choses à accomplir avant d’obtenir un résultat. Je préfère m’inscrire dans la durée plutôt que de sans arrêt répondre à mes coups de coeur. Déjà que je n’ai pas assez de temps pour faire ce qui me plaît et tout ce que j’ai projeté. Si je fais plus, il faut que cela fasse partie de mon projet de vie.

J’ai mis de côté mon altruisme du surdoué !

Je me rappelle clairement avoir mis de côté mon altruisme du surdoué il y a quelques années. Ayant repris un emploi a temps complet après avoir fermé mon agence d’architecture écologique, je n’avais plus de temps pour cela. Remarquez, j’avais un emploi dans un secteur qui correspondait à mes valeurs, le commerce alimentaire biologique. Ma contribution était suffisante à ce moment-là et ce métier me prenait beaucoup d’énergie. A cette époque, j’ai dit stop, j’ai arrêté mon bénévolat dans les associations de construction écologique.

J’ai baissé les bras !

Je partais d’un constat défaitiste, ayant dû fermer mon agence d’architecture écologique, j’ai fait un raccourci en pensant que le marché et les gens n’étaient pas encore prêts. Je n’arrivais pas à gagner ma vie et les clients, malgré leur fibre écologique, j’ai remarqué que cela rimait aussi avec radins. Attitude que je comprends tout à fait et étant la mienne en voulant tout faire moi-même. J’en avais marre de me battre, de faire de la publicité, du militantisme, de la formation pour l’écologie. Marre de vouloir être parfait et de faire la morale aux autres. Qui suis-je pour dire aux autres ce qu’ils doivent faire ? Moi qui avais plein de problèmes dans ma vie. Car cela me montrait combien je n’étais pas parfait et tout ce que j’avais encore à faire. Ecolo oui, mais ça coûte deux fois plus cher ou plus, qui accepte ça ? Il y en a qui en profitent bien.

Mon grand besoin de congruence !

Ayant horreur des compromis, je voulais le meilleur, être puriste. Et devoir faire des choix, trouver un juste milieu me fendait le coeur, me dégoûtait. Alors plus rien ne valait le coup pour moi, j’avais l’impression de faire n’importe quoi. Tout cela me chiffonnait car comme beaucoup de haut-potentiels, j’ai un grand besoin de congruence, d’être en accord avec mes valeurs et ce que je vis. Je sentais en moi un fossé se creuser. Encore plus en voyant que tout le monde n’avait pas la même vision que moi. Que je me prenais la tête et que les autres préféraient prendre du plaisir, avoir des loisirs, consommer, profiter. Mais à cette époque-là, il y a quatre ans, j’explosais de l’intérieur de voir que seulement quelques personnes s’en souciaient. Et que le reste du monde continue à tourner comme avant sachant tout ce qu’on sait, à vivre dans une vague inconscience.

Je ne veux plus me prendre la tête !

J’ai décidé de ne plus être parfait, de me mettre moins de pression. D’être plus souple avec moi-même dans le plus de domaines possibles pour me concentrer sur mes projets essentiels. L’écologie environnementale, l’écologie humaine, c’est complexe, infini. Avec ma pensée arborescente, ça devient un vrai casse-tête, interminable. Est-ce que je culpabilise ? Oui, mais je n’ai pas le temps et l’énergie. J’ai passé quarante ans de ma vie à me rendre esclave, au service des autres et de choses. Maintenant, j’ai envie de prendre soin de moi, de penser à moi et à ce que je veux faire de ma vie. Ce qui me correspond vraiment, ralentir mon rythme. Je veux bien courir, mais pour moi. Ne plus courir après les autres, la reconnaissance, l’argent.

Le besoin d’intériorité du surdoué !

Je vais m’arrêter là pour cet article. La fin de mon défi approche. J’ai envie de vite l’atteindre en écrivant deux articles par jour. Mais je ne voudrais pas bâcler mon travail, ni me mettre encore plus de pression. Sachant que j’ai de nombreux projets que je veux mettre en place dans la foulée. Je voudrais profiter de ce rythme de travail que j’ai pris, cette rigueur quotidienne comme un rituel, de bonnes habitudes anti-procrastinantes. Je pense très fort à vous toutes et tous, je vous aime, prenez soin de vous, au risque de vous faire traiter d’égoïstes. Les surdoués ne le sont pas. Ils ont besoin de beaucoup d’intériorité dans leur vie. C’est ça qui leur est reproché quand ils pensent un peu à eux.

La journée de la Terre. L’égocentrisme et l’altruisme du surdoué
La journée de la Terre. L’égocentrisme et l’altruisme du surdoué !

Synchronicité ou simple hasard ?

Alors même que j’ai fini de rédiger cet article sur mon implication pour une planète et des humains respectés, je découvre une chose incroyable. Sur ma page d’accueil de Google, il y avait une petite vidéo que j’ai regardé et devinez quoi ? Aujourd’hui le 22 avril est la journée de la Terre, un événement annuel mondial. Si ce n’est pas de la synchronicité décrite par Carl Gustav Jung, ça. Quelle chance ! Mais comment prendre cet coïncidence ? Quelle importance lui donner ? Je n’étais même pas au courant. Dois-je en conclure que j’ai quelque chose à faire en faveur de l’environnement ? Juste avant de relire et corriger mon article, j’ai fait une méditation de 20 minutes. Je mets une alarme et à chaque fois, j’arrête ma méditation pendant la dernière minute sans regarder mon minuteur. Je n’aime pas qu’on me sonne.

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Je vous souhaite une journée et vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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