Aller jusqu’au bout du zèbre / Défi confinement J29 !

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Bonjour ou bonsoir les zèbres ! Hier, vingt-neuvième jour de confinement en France face au Covid-19. Je publie aujourd’hui cet article écrit hier. A l’annonce de la nouvelle date de fin du confinement en France, j’ai trouvé intéressant de parler de la persévérance. D’aller jusqu’au bout. Quelque chose avec quoi le zèbre a du mal. C’est souvent après coup qu’il se rend compte qu’il n’a pas fini ce qu’il était en train de faire. Il n’en est pas conscient et ne sait pas pourquoi. J’essaie de vous en expliquer les raisons en me basant sur mon expérience. Bonne lecture.

Temps de lecture estimé : de 5 à 10 minutes

Tenir jusqu’au bout du confinement !

Déjà presqu’un mois de confinement. Et hier soir, le Président de la République Française a annoncé que le confinement était prolongé jusqu’au 11 mai (2020). A condition que la pandémie soit jugulée. Le déconfinement sera progressif jusqu’à la mi-juillet. Toutes les activités ne reprendront pas en même temps et la réouverture des établissements sera programmée en fonction de leur typologie. Depuis le 17 mars, nous en sommes donc globalement à la moitié du temps à devoir rester chez soi. Ce n’est pas le moment de flancher. Nous devons tenir bon pour aller jusqu’au bout de ce “satanévirus”.

Pour un retour rapide à la vie !

Peu importe ce que nous pensons des origines du coronavirus Covid-19, de la politique menée dans cette situation d’urgence, des raisons complotistes … La meilleure des choses à faire est de rester chez soi, d’éviter les contacts humains et de pratiquer les gestes barrières. Afin d’éviter la propagation du virus. Plus le confinement sera respecté et plus tôt nous pourrons sortir et reprendre nos activités habituelles. Nous aurons cependant à changer plusieurs de nos us et coutumes. Et nous ne savons pas si ce virus ne reviendra pas l’hiver prochain.

Le zèbre et aller jusqu’au bout !

Je sais que le zèbre est très familiarisé avec l’expression “aller jusqu’au bout”. Mais pas dans le bon sens du terme. Effectivement, le zèbre a du mal à aller au bout de ce qu’il entreprend ou fait. Ça lui est même difficile de finir une simple tâche. Et je ne vous raconte pas quand il travaille sur un projet ou quand il s’attaque à une tâche de longue haleine. J’ai été confronté à ce problème et il m’arrive encore d’y être sujet par manque de concentration, de motivation, de patience … Bref, je me trouve beaucoup de prétextes pour ne pas aller au bout des choses. Encore plus quand je n’aime pas ce que je fais ou qu’on m’y oblige.

Ne pas aller jusqu’au bout, des explications !

Il y a tellement de raisons et d’explications à ce que le zèbre ait du mal à finir ce qu’il commence.

Ne pas aller jusqu’au bout et pensée arborescente !

Une des principales explications à cela est qu’il a un mode de pensée arborescent. Le fait de penser très rapidement à plusieurs choses à la fois de façon logique ou intuitive, arborescente et croisée, induit chez le zèbre un mode de vie arborescent. Incompatible avec une activité monotâche ou nécessitant de la concentration. Du coup, quand un zèbre fait quelque chose, il pense en même temps à plein d’autres et peut se retrouver à faire tout autre chose sans finir ce qu’il faisait. Par exemple, malgré ma concentration il m’arrive encore de ne pas finir le ménage et de me retrouver à lire un livre. Le zèbre est continuellement interrompu par lui-même et il se laisse facilement distraire par l’extérieur.

Ne pas aller jusqu’au bout en mode inconscient !

Ce trait de comportement, à ne pas vouloir ou à ne pas pouvoir aller jusqu’au bout de ce que je fais, a deux causes. La première cause est inconsciente. Quand je range la table après le repas, je le fais en pensant à autre chose car c’est une tâche courante. Il n’est pas rare de me rendre compte que je me lave les dents alors que je n’ai pas tout rangé. J’agis dans ce cas-là sur un mode inconscient tout en pensant à autre chose. Je suis trop dans le mental, fantasme, me projette ou pense à des problèmes. “Je suis dans mon monde”. Un autre exemple à plus long terme. Je me rends compte bien longtemps après que la lecture d’un livre ou qu’une de mes passions passagères est complètement passée à la trappe. Je suis tout simplement passé à autre chose sans en avoir été conscient.

Ne pas aller jusqu’au bout à cause des distractions !

Je me laisse facilement distraire quand je fais des choses très courantes qui ne me demandent pas d’attention parce que j’en ai l’habitude. Par exemple, je vois un objet qui me fait envie alors je fais autre chose. Le côté ludique des choses et de la vie est très important pour moi. C’est pour cela que j’ai l’impression d’être un grand enfant. A cause de ce comportement, les gens ne me prennent pas toujours au sérieux. Mais je peux aussi avoir consciemment envie de me distraire parce que je m’ennuie. Lyon regorge de distractions. Il me serait très facile de passer ma vie entière à me distraire en partant à la découverte de ma ville. Et de ne plus travailler sur mon blog et mes dessins. Ce qui me manquerait quand même au bout d’un moment. Je le sais car ça m’est souvent arrivé.

Ne pas aller au bout, hyper activité et concentration !

Certains psys et médecins spécialistes mettent facilement le manque d’attention, la difficulté à se concentrer sur le TDAH, Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité. Ce n’est pas toujours le cas. Le manque de concentration est d’autant plus logique avec une pensée en arborescence et ultrarapide. Qui peut souvent entraîner une surcharge mentale. Comment rester concentré sur une chose avec de telles capacités cérébrales. C’est quasiment impossible d’avancer comme une fourmi avec un cerveau si rapide et indiscipliné. Le zèbre n’est peut-être finalement pas une personne à affecter à une activité de production par exemple. Mais plus à une activité dynamique, dans l’action ou le commandement pour déléguer ce qui prend du temps, ce qui le ralentirait, afin de pouvoir se rapprocher de la vitesse de sa pensée.

Ne pas aller jusqu’au bout et éparpillement !

Difficile d’aller au bout de ce qu’on fait quand notre mode de pensée et de vie entraîne un éparpillement du zèbre. Avec ce foisonnement d’idées, de pensées, d’envies, de passions. Rien de plus facile que de répondre à leur appel et de se disperser dans une multitude de relations et activités aussi nombreuses que différentes. Je suis aussi sujet à cet éparpillement et fais le point régulièrement pour me concentrer sur ce qu’il y a de plus important pour moi. Pour me focaliser sur le coeur de mes passions et de mes activités. Et non me répandre dans les détails et les activités connexes qui m’éloignent de mes buts.

Ne pas aller jusqu’à la fin en toute conscience !

J’ai parlé du monde inconscient. La deuxième cause relève du monde conscient. Il n’est pas rare que je décide consciemment de ne pas aller jusqu’au bout de certaines choses parce que je ne veux plus. Alors, je m’arrête en cours de route pour plusieurs raisons.

Ne pas aller jusqu’au bout par ennui !

Il m’arrive de tout arrêter quand je commence à m’ennuyer, que je trouve cela trop long. Je n’aime pas perdre mon temps. D’autant plus si je vois qu’il faudrait encore passer beaucoup de temps pour aller jusqu’au bout. Je ne supporte pas l’ennui, je le fuis tout comme je fuis les personnes et les activités ennuyeuses. Je suis à la recherche de plaisirs, de choses qui me captivent, m’intéressent et/ou qui sont nouvelles. Quoique faire autre chose par ennui peut aussi être inconscient.

Ne pas aller jusqu’au bout par découragement !

D’autres fois aussi, je m’aperçois que ce que j’ai entrepris nécessite plus d’investissement que ce que je pensais. Si je suis fatigué et que j’ai l’impression d’avoir une montagne de choses à faire, alors j’abandonne facilement. Surtout si je ne trouve pas assez de motivation. Je suis sujet au découragement du zèbre. Mais il s’agit peut-être d’un problème de motivation, de réserve de volonté ou de sens. Ce que je fais doit avoir du sens pour moi. Je dois y trouver un intérêt.

Ne pas aller au bout pour ne pas faire d’efforts !

Cela est très souvent reproché aux enfants zèbres. Il leur est tellement facile d’apprendre et d’avoir de très bonnes notes à l’école qu’ils ne prennent pas l’habitude de faire des efforts. Les non zèbres appellent cela le goût de l’effort, une expression dont j’ai horreur. Personnellement, j’exècre cette idée de devoir faire des efforts pour faire quelque chose que je ne veux pas et n’aime pas faire. De plus, quand j’aime ce que je fais, j’en fais toujours plus que les autres et je n’ai besoin d’aucun effort pour le faire. Alors autant faire des choses qui me plaisent. Ainsi j’ai encore plus de chances d’aller jusqu’au bout de ce que je fais.

Ne pas aller jusqu’au bout par épuisement !

Je suis sujet à l’épuisement du zèbre comme beaucoup d’entre eux. J’arrive à l’épuisement parce que je dois me forcer pour faire quelque chose que je n’apprécie pas. Je m’épuise aussi quand je ne me repose pas suffisamment ou quand je m’investis trop dans une activité qui me passionne. Pendant très longtemps, je n’étais pas conscient de ma réserve de volonté que je devais préserver. Je ne me reposais et ne me divertissais pas assez pour équilibrer mes activités et me ressourcer. Alors, je n’allais pas au bout de ce que je commençais.

Comment aller jusqu’à la fin ?

Sachant tout ça, comment aller au bout des choses avec nos travers de zèbres dus à nos caractéristiques. Je me base sur mon vécu. Je me rends compte que le point commun aux zèbres, pour aller jusqu’au bout de ce qu’ils ont envie de faire, est le sens donné à ce qu’ils font. Tout comme ma vie doit avoir un sens que je lui ai trouvé en fonction de ce que j’aime, de mes dons et capacités. Et mes actions aussi doivent avoir du sens à mes yeux.

Donner un sens à ce qu’on fait pour aller jusqu’au bout !

J’ai ainsi trouvé deux grandes passions qui se résument à “m’exprimer”. Par le biais de l’art et de l’écriture dans un blog. J’ai un grand besoin de m’exprimer, de créer. J’ai jeté mon dévolu sur le dessin, la broderie sur mes dessins, et le blogging. Ces sont mes passions principales. Et je diversifie ma vie avec des passions périphériques qui me font aussi vibrer mais qui ne sont pas mon activité prioritaire. Même si j’en ai besoin quotidiennement. Ce sont le chant, l’anglais, le fitness et les relations humaines.

La persévérance pour finir le travail !

Il est facile de persévérer quand on fait des choses que l’on aime. C’est mon cas. Et je vois toute la différence avec ma vie d’avant où je n’aimais pas vraiment ce que je faisais et n’allais pas au bout. En plus de n’aimer ni ma vie ni moi-même. Depuis que je me passionne pour ce que je fais, je vois que je m’investis dans des projets à long terme. Et que je mène d’étape en étape. Parce que ça fait sens dans ma vie, ça forme un tout cohérent qui me ressemble et me plaît. Du coup, j’aime ma vie et je m’aime aussi. L’amour que j’ai pour moi est peut-être une façon inconsciente de me récompenser d’avoir changé de vie.

Les projets que je dois mener jusqu’au bout !

Je vous parle maintenant des trois projets les plus importants pour moi, à mener à moyen terme. Je me suis évidemment ajouté une difficulté en me lançant le défi d’écrire un article par jour dans mon blog. C’est pourtant grâce à celui-ci que je trouve la motivation et l’énergie de tout faire. Sinon, je pense que je me serais avachi dans mon canapé devant mon ordinateur ou mon smartphone en perdant mon temps à procrastiner. Le zèbre a tendance à donner le meilleur de lui-même sous une bonne pression.

Aller jusqu’au bout de mon blog !

Je crée un bonus pour mon blog surdoué. J’en suis à la mise en page et à l’illustration. Ensuite, je devrai le mettre en ligne et continuer à le développer en fonction de la formation de blogging que j’ai achetée. Mais chaque chose en son temps. Même si je suis impatient de faire des vidéos pour mon blog, je dois patienter et faire les choses dans l’ordre conseillé par ma formation. J’apprends à me discipliner pour mener à bien mes rêves.

Boucler l’écriture de mon livre !

Ce bonus est en fait un extrait du livre que je suis en train d’écrire. Je vous en dévoilerai les trois premiers chapitres. Je vais devoir continuer à écrire ce livre si je veux qu’il voie le jour.

Finir une série de dessins !

Je viens de commencer pendant le confinement une série de 95 dessins. J’avance assez rapidement parce que je ne suis pas distrait par toutes sortes d’activités à l’extérieur de chez moi. En effet, tout est fermé en ce moment. Je profite alors de la situation pour me concentrer uniquement sur cette série de dessins. Pas question d’en entamer une autre. J’ai trop envie de l’avoir finie avant la fin du confinement.

Aller à l’essentiel pour aller jusqu’au bout des choses !

C’est sûr que la liste des choses que j’ai abandonnées est très longue. Et pendant de nombreuses années, je la ressassais et m’en plaignais. Je jouais le rôle de victime. Mais Aujourd’hui, ce qui compte le plus pour moi est de construire et d’aller jusqu’au bout de des projets qui me tiennent le plus à coeur. Ils ne sont pas vains car ils aident et intéressent déjà un certain nombre de personnes qui comptent sur moi et sur lesquelles je peux aussi compter. Cela aussi donne sens à ce que je fais et à ma vie.

Aller jusqu’au bout, petit à petit !

Aller jusqu’au bout nécessite de la discipline, de prendre des bonnes habitudes, des routines quotidiennes. En ce qui me concerne et je le recommande aussi aux zèbres, à la seule condition d’aimer ce qu’on fait. Il est tellement plus facile de persévérer, de finir quelque chose quand on aime cette chose. J’en parle d’ailleurs dans mon article sur la persévérance du zèbre. J’ai appris par expérience que les grandes choses se construisent petit à petit. Une maison, pierre par pierre. Un tableau, touche après touche. Mon blog, article après article. Un article, paragraphe après paragraphe. Chaque paragraphe, phrase après phrase. Un livre n’est autre pour moi que plusieurs articles écrits les uns après les autres, ayant un message commun sous une forme cohérente. C’est un travail de chaque jour. De chaque heure. Et ainsi de suite.

Aller jusqu’au bout et confiance en soi !

C’est indubitablement une histoire de confiance en soi. Il est clair que l’on se sent vite découragé en se dévalorisant, en dévalorisant ses choix, son travail et ses actions. Je ne veux pas développer cette idée ici car mon article est déjà trop long. Mais le fait de ne pas s’estimer, de ne pas connaître et reconnaître ses compétences, ses capacités à leur juste valeur, compte énormément. Comment avoir la force d’aller jusqu’au bout quand on se trouve nul ? On en revient encore à l’estime de soi et à la confiance en soi. La clé de tout.

Irez-vous jusqu’au bout ?

Combien de projets avez-vous laissé de côté ou tomber ? Étaient-ils tout compte fait si importants que ça ? Avaient-ils vraiment un sens pour vous ? En serait-il de même si vous vous lanciez dans des projets vraiment passionnants ? Mais dans de vraies passions. Pas passagères. Sinon, êtes-vous fier de projets que vous avez su mener jusqu’au bout ? Et quels étaient les facteurs de réussite ? Confiance en vous, passion, grand intérêt, du sens ? Si ça vous dit de nous partager votre expérience, vous pouvez le faire dans les commentaires ci-dessous. Voilà pour aujourd’hui. En tout cas, je vous souhaite de trouver votre voie et de vous amuser dans vos projets et activités.

Merci d’avoir lu cet article. J’espère qu’il aura pu vous aider un peu. Je m’appelle Raphaël. Surdoué non testé mais bientôt. J’enquête à propos de la surdouance tout en étant mon propre sujet d’étude. Je veux comprendre et m’épanouir. Merci de partager cet article et de vous abonner à mon blog. Excellente journée ou nuit. Take care. A demain pour le jour 30 de mon défi confinement d’un zèbre. I love you all.

Alors surdoué-e ou pas surdoué-e ?

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Author: Raphael

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