Défi J94/100 Activité sportive du surdoué !

Séance de street workout sur le spot de Lyon sur les quais du Rhône

Temps de lecture estimé : 5 à 8 minutes.

Compte à rebours de la fin de mon défi : Plus que 7 articles, une semaine.

Aujourd’hui, je vais parler du besoin d’activité sportive du surdoué. De son hyperactivité physique en faisant mon témoignage. Je n’étais pas un jeune sportif, par contre je le suis devenu avec l’âge. Faire du sport est un besoin pour mon équilibre. Bonjour et bienvenue sur mon blog surdoué ou pas surdoué, je m’appelle Raphaël et je partage sur mon parcours de surdoué. Chaque jour dans un article de mon blog, je fais une analyse de ma vie à la lumière de la surdouance dans le but de changer ma vie, en mieux.

 

L’idée d’un article sur l’activité sportive du surdoué !

Je voudrais écrire un article plus léger, après avoir écrit hier un article de 5243 mots sur la réserve de volonté du surdoué. Le sujet sera le besoin de se dépenser du surdoué, dans des activités sportives du surdoué. J’ai pensé à ce sujet suite à une discussion ce matin avec un pote de sport sur les quais du Rhône. Là où je pratique du streetworkout.

Jeune, j’avais peu d’activité sportive du surdoué !

J’ajoute “du surdoué” au titre car d’après ce que j’ai lu et vu, le surdoué aurait un rapport particulier au sport et aux activités dynamiques. Je développerai plus loin. Curieusement, je n’étais pas très sportif quand j’étais jeune. Bien au contraire, je détestais le sport et j’étais plutôt intellectuel. En fait, ce que je n’aimais pas, c’était l’esprit de compétition. Chaque fois que mon père m’inscrivait à un sport, j’avais en horreur les compétitions. Je me trouvais trop nul et j’avais honte de moi devant les autres.

Mon parcours sportif dans ma vie, de rien à beaucoup de sport !

Mon histoire par rapport au sport est assez intéressante, je trouve, alors je décide de vous la raconter. En quoi est-elle intéressante ? Et bien, elle est la preuve qu’une personne peut changer. Vous allez voir comment j’ai changé du tout au tout mon rapport au sport. N’étant pas sportif et détestant le sport, j’ai appris à l’aimer et suis devenu un grand consommateur de sport. L’activité sportive du surdoué est une drogue.

Un peu de gymnastique !

J’étais plutôt un enfant timide, craintif, chétif, fragile. Peut-être même pas très dégourdi pendant les premières années de ma vie. Je me rappelle qu’à l’école primaire, je n’aimais pas du tout le sport. On nous faisait faire des tours de terrain de sport et j’étais rapidement essoufflé, avec des points de côté. Je ne connaissais pas mon corps et ne savais pas comment l’utiliser. Un jour mon père m’a inscrit à un cours de gymnastique. J’aimais un peu mais j’étais nul. Et pour en rajouter, le professeur n’arrêtait pas de me pousser à me bouger. J’ai des photos d’une compétition où je suis le seul en train de bouder en tournant le dos. Heureusement ce calvaire n’a duré qu’un an.

J’ai appris à nager !

C’était en Nouvelle-Calédonie. Là-bas, on sait quasiment nager à la naissance, la mer est omniprésente dans notre vie. A l’école, les enfants ont obligatoirement des cours de natation, comme en France j’imagine, où j’en ai aussi eus en 1985. Je me trouvais nul de toute façon. Le maître nageur trouvait que je faisais tout mal, moi aussi.

Puis un an de judo !

Ensuite au collège, mon père a voulu que je fasse du judo. Tiens ça c’est étonnant, j’ai l’impression que mon père m’a imposé ses choix, je ne me rappelle pas avoir choisi. De plus ma mère n’avait pas l’air d’avoir donné son avis. Là aussi, ça a été très difficile pour moi. Je trouve que pour faire du sport, il faut être bien dans son corps et à l’aise dans les relations humaines. Pour les sports et les cours collectifs. Ce n’était pas le cas pour moi, ni pour l’un, ni pour l’autre. Et faire du sport ne m’a pas pour autant décoincé, aidé. C’est tout ce que j’ai fait comme activités extra-scolaires dans toute ma scolarité. Ma soeur et moi envions nos camarades de classe qui avaient toujours plein d’activités.

Les sports collectifs !

Etant nul en sport tout seul, je redoutais de l’être encore plus en sport collectif. J’étais systématiquement celui qui était choisi dans les derniers car personne ne voulait de moi, le poids mort, le boulet dans l’équipe. Faisant partie de l’équipe des nuls. Je pense que les autres étaient bons car ils avaient appris et s’étaient entrainés lors de leurs activités extra-scolaires. Alors que moi, n’en ayant eu que très peu, je n’ai eu aucune occasion de m’entraîner. Et en cours de sport, zéro théorie. Je me retrouvais sur le terrain, ne sachant que faire. Et en plus, j’étais mauvais en relations, donc ça en rajoutait une couche. Je ratais mes coups, quand c’était à mon tour de jouer, l’équipe perdait. Je ne vous raconte pas la honte que j’ai ressentie et accumulée. Tout cela dégradait mon estime de moi.

La gymnastique !

Le seul sport que j’appréciais et dans lequel j’étais bon était la gymnastique. Considéré comme un sport de filles. Intéressant de voir ma résilience dans ce sport. Alors que j’avais eu une mauvaise expérience quelques années plus tôt, je me suis révélé dans cette discipline. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que je m’y suis remis, il y a deux ans, avec le streetworkout. Donc j’aimais la gym et j’avais de très bonnes notes. J’arrivais à vaincre mes peurs sur les agrès. Poutre, barres parallèles, asymétriques, barres fixes, technique au sol, combat. J’étais aussi très agile pour le grimper à la corde et l’escalade. Bon dans les sports individuels où je me confrontais à moi-même.

Collège et lycée, même combat pas sportif !

Pendant mes années d’études, j’ai eu le même comportement vis-à-vis du sport. Ça fait cliché, mais j’avais le look d’un matheux binoclard, boutonneux, timide et nul en relations. J’étais un intello et j’enviais les élèves épanouis, sportifs, ayant plein d’amis. Oui mais ils n’avaient pas mes bulletins de notes. Mes notes étaient ma seule fierté, c’est tout ce que j’avais avec mes facilités en arts plastiques. J’avais remarqué que quand j’allais mal, courir me faisait beaucoup de bien en m’aidant à évacuer ma colère.

 

Peu de sport pendant des années !

Au moins à l’école, au collège et au lycée, il y a plusieurs heures de sport par semaine. Puis plus rien pendant mes études d’architecture. Le temps passe, dix années sans activité physique. A part quelques séances de piscine.

 

Puis une vraie activité sportive du surdoué !

Remise à niveau sportive !

En 2003, suite à une rencontre amoureuse, j’ai commencé à aller régulièrement à la piscine et à faire mes trajets à vélo, entre chez moi et mon travail. Au début, c’était très difficile pour moi, je me sentais nul, fatigué, essoufflé et sans persévérance. Petit à petit, j’ai progressé, je me sentais moins essoufflé, j’étais plus endurant et moins fatigué. Ça me donnait de l’énergie. Finalement je faisais du vélo presque tous les jours et j’allais à la piscine deux fois par semaine. Ce qui est considéré comme avoir une pratique sportive intensive par mon médecin. Mais ce qui me motivait à faire du vélo n’était pas de faire du sport, mais de faire des économies de transport et de réduire ma pollution. Ce que je pense encore aujourd’hui.

Séance de street workout sur le spot de Lyon sur les quais du Rhône
Séance de street workout sur le spot de Lyon sur les quais du Rhône

Street workout !

Cela fait deux ans que je fais de la musculation. J’ai commencé pendant un an en salle de sport et ça m’a aidé à prendre un rythme et à voir ce que je pouvais faire. J’appréciais beaucoup les cours collectifs et en vidéos, contrairement à avant. Pour raison économique, j’ai arrêté au profit du sport en plein air quand il fait beau et sinon chez moi. Je ne regrette pas, l’expérience utilisateur est bien plus riche sur les quais du Rhône qu’en salle. Je rencontre des personnes du monde entier et de tous les niveaux sociaux et sportifs. Je peux y pratiquer mon anglais. Des coachs sportifs donnent des cours gratuits ou payants. Même si les relations peuvent paraître superficielles, ça fait toujours plaisir de me sentir le bienvenu et de parler. J’utilise des agrès, barres parallèles, barres fixes, échelles, anneaux, le mobilier urbain (bancs) et le sol.

Un sport qui a une longueur d’avance !

Le street workout, entraînement de rue en français, entre gymnastique et musculation, est assez récent. Il est en pleine expansion et est à la mode chez les jeunes. Ce sport de rue gratuit attire surtout les jeunes des milieux défavorisés qui y excellent, mais aussi les jeunes riches et les hommes jusqu’à la quarantaine. Il y a encore peu de femmes. Ce mouvement vient des USA et a diverses origines. Mais à partir de 2008, Internet, les vidéos sur YouTube et les réseaux sociaux ont largement contribué à l’engouement pour cette nouvelle pratique sportive. Il y a même des compétitions incroyables dignes des jeux olympiques.

Rythme de mes activités physiques !

En ce moment, chaque semaine, je fais cinq à sept heures de vélo, ce qui correspond à 50-70 km parcourus. Je ne vais pas bien vite avec mon vieux vélo dont le pédalier est bloqué sur la grande vitesse. Toujours chaque semaine, je fais entre trois à cinq heures de musculation. Soit un total de huit à douze heures de sport par semaine. Je me rends compte que c’est beaucoup, surtout quand je vois que ça correspond à entre un jour et un jour et demi de travail en comptant des journées de huit heures. Cependant je relativise, car concernant mes trajets à vélo, c’est comme si je convertissais mon temps de transport en activité physique. Au lieu de perdre mon temps dans les transports. D’autant plus que je fais des économies, presque 700 euros d’économie par an.

 

Le surdoué a besoin de se dépenser !

Tout ça pour en venir à l’idée que le surdoué a un grand besoin de se dépenser. Je pense être moyennement hyperactif, j’ai de l’énergie à revendre. J’en ai tellement que je n’ai jamais appris à l’utiliser correctement. Alors parfois, je suis en déficit, complètement épuisé, vidé de toute énergie. Mon équilibre énergétique est précaire, je n’ai pas de réserves d’énergie. Et je dois toujours recharger mes batteries en dormant ou en mangeant. Je me dépense dans tous les sens, je ne regarde pas à m’économiser. Si je vais au lit et que j’ai encore de l’énergie, je n’arrive pas à dormir. Je dois être chargé à 100% le matin et être entièrement déchargé le soir. J’ai l’impression d’avoir bien profité de ma journée quand j’ai fait ce que je voulais et que je suis épuisé au moment de me coucher. Dans ce cas-là, je dors très bien.

 

L’activité sportive du surdoué enfant !

Je suis allé à une rencontre de AFEP, l’Association Française pour les Enfants Précoces et j’ai discuté avec des parents. De nos jours, les enfants surdoués sont hyperactifs, bougent beaucoup et ont des difficultés de concentration. C’est pareil avec tous les enfants surdoués dont les parents me parlent. Il semblerait que le sport les aide à se calmer, en se dépensant ils dorment mieux. Je n’avais pas remarqué cela dans mon enfance. J’étais plutôt introverti, calme, réfléchi. Donc si vous avez des enfants zèbres avec de l’hyperactivité, pensez à décharger leurs batteries en leur faisant faire du sport tous les jours.

 

Je pense avoir trouvé mon équilibre avec mon activité sportive du surdoué !

Avec les trajets à vélo, je trouve un équilibre. J’ai pris il y a deux ans, pendant plusieurs mois, les transports en commun, mais je prenais des bourrelets et du ventre. Donc pas de bus, mais oui au vélo, en plus c’est écologique. Pour le streetworkout, je pense aussi avoir trouvé un sport qui me va bien. Gratuit, simple, convivial. En pratiquant trois à quatre séances par semaine, j’ai développé cinq kilos de muscles. Je suis encore mince, mais je ne risque plus de m’envoler au premier coup de vent. Je prends confiance en moi, je me sens plus “homme” et moins gamin, voire féminin ou asexué.

Pour mon équilibre, j’ai besoin d’avoir une activité sportive du surdoué !

Quand je ne peux plus faire de sport (vacances en famille, mal de dos, tendinite ou pas assez de temps), je me sens mal dans mon corps et dans ma tête. Je me sens moins en forme, j’ai un moral moins bon et je suis désagréable. Il paraît que la pratique sportive aiderait le corps à sécréter des hormones responsables du bien-être aidant à être positif et dynamique. Je ne mets pas de références, je ne fais pas une revue scientifique. Donc quand je fais du sport, je me sens bien, équilibré, j’ai confiance en moi. A condition de bien dormir.

 

L’activité sportive du surdoué a pris de l’importance pour moi !

Le profil de surdoué introverti !

C’est juste un constat. J’ai remarqué en entendant des zèbres parler que ceux qui ne sont pas bien dans leur peau, ne font pas de sport. Mais ils ne font pas non plus ce qu’ils veulent, se sentent coincés et ne savent pas quoi faire de leur vie. Ils ont une vision négative des choses et ont des soucis et des problèmes relationnels.

Et le profil de surdoué extraverti !

Curieusement les zèbres qui se sentent le mieux dans leur vie, ont une pratique sportive intense. Ils ont trouvé un travail et des occupations qui leur plaisent, sont plutôt positifs. Et ils ont d’assez bonnes relations avec leur entourage. C’est flagrant et caricatural. Un tel fossé. Bon c’est l’image que je m’en fais à partir de mes filtres de pensée. Je préfère largement ce profil, je le trouve plus attirant. Pour moi, il reflète la vie.

Je suis passé de l’introverti à l’extraverti !

Ça correspond tout à fait à mes deux types de personnalité que j’ai eus. Le profil introverti dans la première partie de ma vie. Et le profil extraverti que je commence, en ce moment, à aborder dans ma seconde partie de vie. Maintenant je l’accepte car je me sens bien et j’arrive à faire ce qui me plaît. Alors qu’avant, je regrettais d’avoir perdu quarante ans de ma vie à ne pas en avoir profité, à être mal. C’est peut-être parce que j’ai passé quarante ans dans le brouillard que j’apprécie ma vie aujourd’hui. A part dans mes moments dépressifs tels que ceux de cet hiver.

 

Rédaction et publication de mon article sur l’activité sportive du surdoué !

Pour écrire un petit article, c’est encore loupé cette fois-ci. Je n’arrive pas à quantifier ni la taille d’un article, ni le temps que je vais y passer. Mais je suis dans ma moyenne, 2600 mots. Je vais prendre un jour de retard car je préfère le publier le matin que la nuit où tout le monde dort, pour que vous voyiez cet article sur les réseaux sociaux le matin. Et promis demain, je publie mon article le jour même. Par contre je ne suis pas sûr de pouvoir rattraper mon retard de cinq jours, je crois, sur l’ensemble du défi.

Quelle est votre activité sportive du surdoué ?

Est-ce que mon témoignage vous parle ? Je présente les deux profils, celui du surdoué intello introverti n’aimant pas le sport. Et celui du surdoué extraverti hyperactif qui a un gros besoin de se dépenser. Bizarre je trouve. Moi qui ne me disais pas sportif, je le suis et de façon assez poussée. Est-ce que ça vous est aussi arrivé, de changer autant ? J’aimerais bien savoir ce que vous avez trouvé comme pratique sportive pour vous canaliser. Vous pouvez le noter dans les commentaires.

Si cet article vous a plu, merci de le liker, de le partager ou de mettre un commentaire ci-dessous.

Je vous souhaite une journée sportive et vous dis à demain pour un nouvel article !

Et rappelez-vous, surdoués ou pas surdoués, reprenons confiance en nous prenant en main !

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Author: Raphael

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